Les progrès de la Ligne Maginot

A. La ventilation : constituée de 2 réseaux indépendants :

     Le réseau d’extraction d’air vicié aspire l’air pollué par les moteurs de la centrale des W.C, des chambres à douille.

     Le réseau d’air neuf est plus puissant, il prend l’air à l’extérieur et le filtre.

    Les ouvrages sont fractionnés en sous-éléments autonomes : la caserne, les postes de commandements, les blocs de combats (isolés par des sas étanches)…

    Le réseau d’air neuf possède 2 régimes différents du point de vue du fonctionnement :

    

Salle de ventilation

    Le régime d’air pur implique que les portes d’entrées soient fermées, mais de manière non étanche, l’air pénètre par les galeries et irrigue l’ouvrage.
    Les différents groupes de locaux se ventilent par brassage en prenant l’air en 1 point de la galerie pour le rejeter plus loin.
    Le système de ventilation et d’épuration de l’air pur des blocs agit de manière autonome.

    Le régime d’air gazé est enclenché en cas d’alerte.
    Les portes sont fermées de manière étanche, l’air gazé pénètre par la prise d’air principale.
    Il est aspiré par les ventilations de la salle de neutralisation, filtré sur les batteries de filtres et refoulé ainsi épuré, dans les galeries de l’ouvrage, où il alimente comme précédemment les locaux.

B. L'eau :

L’eau est captée en amont de l’ouvrage.

On peut aussi approvisionner le fort en eau potable par des camions citernes, qui déversent leur cargaison dans des cuves très profondes.

C. L'usine électromécanique :

Cette usine, permet au fort de se fournir en énergie, elle est équipée de 3 moteurs C.L.M. de 75 C.V que l’on démarrait à l’aide de bouteilles d’air comprimé.

Dans des locaux annexes se trouvent des cuves de 36m³ d’eau pour refroidir les moteurs et d’autres de 24m³ de gasoil pour le fonctionnement.

L’énergie produite sert à l’éclairage, aux monte charges, au chauffage, parfois à l’armement.

Un atelier était toujours attenant à l’usine pour permettre une réparation immédiate des pièces mécaniques.

De cette galerie principale, démarrent d’autres couloirs secondaires le long desquels on croise d’autres sas de pressurisation.

Ces galeries secondaires, nous amènent aux postes de combats (ou blocs) au nombre de 4 pour l’ouvrage saint Gobain.

Ces blocs sont disposés autour de la galerie principale suivant le principe du fort palmé.
    

Usine électromécanique



Atelier attenant à l'usine